Devenir Guide-Nature, un parcours de vie plein d’émotions (épisode 3)
Dans cette série, Xavier Thirifays, candidat Guide-Nature au sein du Cercle Brabant Wallon, partage son parcours au fil de la formation. Entre doutes, découvertes et émerveillement, un témoignage éclairant pour toutes celles et ceux qui envisagent de se lancer. Dans ce troisième épisode, place aux premiers doutes et obstacles à éviter pour arriver au bout du chemin…
Le programme de formation déroule ses contenus et ils sont - comme prévu – consistants. Les syllabi contiennent des masses de choses et un vocabulaire disons roboratif.
On sent bien que ces ouvrages sont des condensés – excellents du reste - de tant de savoirs et expériences scientifiques... et les digérer prend du temps.
On aborde des planètes inconnues – je pense à la botanique – dont il faut à tout prix connaître le mode d’emploi (la novlangue !) sous peine de se perdre ! D’ailleurs, lors de la visio introductive, avouons-le d’emblée, plusieurs d’entre nous étaient carrément largués. Mais patience, ce monde que nous commençons à étudier ne s’est pas fait en un coup de cuiller à pot.
Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage
Chacun aura sa méthode (résumés, études concentrées, consultation d’autres ouvrages, croquis et dessins, abécédaire, etc.) mais quoi qu’il en soit, cet apprentissage passe par la percussion ("Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage !") .
On entre en formation Guide-Nature® comme on entre en religion : avec humilité et abnégation ! Je ressens d’ailleurs une évolution positive. Ce qui m’était parfaitement étranger il y a seulement deux mois commence à faire partie de mes réflexions mentales et d’une meilleure compréhension des concepts ou des situations sous analyse.
Et bien entendu, je ne suis pas le seul à ressentir cela !
Booster son esprit critique et ses facultés d'analyse
Les TPGN (Travaux Pratiques Guide Nature, Ndr) viennent très utilement compléter les enseignements écrits. On y comprend sur le terrain ce qui importe vraiment et la manière dont les écopédagogues appréhendent le réel.
La complexité du vivant n’y est jamais sous-estimée et les candidats guide nature sont fortement invités à cultiver l’autocritique et l’analyse multifactorielle; qu’il s’agisse d’identifier un oiseau, de classer une plante ou de reconnaître un insecte. C’est logique, me direz-vous, mais cela exige de faire preuve de discipline, de capacité analytique et d’un sens aigu de l’observation. Cela aussi s’apprend !
C’est un cheminement et il faut en accepter la progression parfois lente, l’assimilation quelquefois ardue, voire même, çà et là, l’aridité technique.
Sur la route du succès
Au plan pédagogique, ce processus tient parfaitement la route et on ne remerciera jamais assez ceux qui l’ont conçu de l’avoir échelonné de manière à encourager les CGN à gravir petit à petit les marches de la connaissance.
Les autotests sont à cet égard très utiles. On comprend en les réalisant que la matière enseignée offre des outils de base pour cerner le vivant et qu’il faut pouvoir les utiliser – pas seulement les connaître - pour émettre un avis ou répondre à une question. Les utiliser deux fois (au moins) permet de progresser tant en pourcentage de réussite qu’en réduction du temps pour y répondre.
Je viens de passer l’épreuve certificative "ornitho" : cela passe et c’est à la fois rassurant et stimulant pour la suite. Allez, poursuivons ce chemin passionnant !
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