Friches wallonnes : renaturation et développement économique peuvent cohabiter !

Friches wallonnes : renaturation et développement économique peuvent cohabiter !

Ce samedi 21 mars, les participants du projet FrichNat (pour Friches Naturelles) se sont réunis pour partager les résultats de leur exploration naturaliste dans plus de 50 friches wallonnes, couvrant les communes de Liège, Mons et Charleroi. Et les résultats sont impressionnants !

Les friches, issues d'activités de l'homme, sont des lieux de renaturation spontanée et gratuite. Elles présentent des milieux très diversifiés : mares, roselières, bois, prairies, sols nus, etc.  Elles accueillent un grand nombre de plantes et d’animaux dont certains sont rares. Mais les données biologiques sont manquantes et la réaffectation des sites fait parfois l'objet de tensions.

C'est pourquoi la Faculté Agro Bio Tech de l'Université de Liège et  l'association Cercles des Naturalistes de Belgique ont lancé le projet FrichNat :“Frich” pour… friches et “Nat” pour… nature !

Depuis 4 ans, des naturalistes bénévoles y réalisent des inventaires co-construits avec l'université dans le but d'améliorer la connaissance de ces milieux nouveaux, dans trois grandes agglomérations wallonnes : Liège, Mons et Charleroi.

Comment ça marche ? 

Les chercheurs cartographient et analysent les résultats. Et ceux-ci sont impressionnants :

  • 440 sites potentiels.
  • 50 sites ont été investigués par une centaine de volontaires.
  • Plus de 3000 hectares présentent un haut potentiel biologique, dont 1000 avec une pression urbanistique faible ou modérée.
  • 650 hectares en foncier public non urbanisable ont un haut intérêt biologique.
  • Les sites regorgent d'espèces et 60 % des sites investigués accueillent des espèces rares et protégées : batraciens, reptiles, criquets, papillons, punaises, lichens trouvent refuge dans des habitats et une végétation exceptionnels.

En s’appuyant sur le projet Plant4Wasteland de l’université de Liège, les chercheurs relèvent également plusieurs rôles essentiels de ces friches :

  • La connectivité écologique : éparpillées sur le territoire, les friches permettent à des plantes et des animaux de circuler, de se disperser et d'ainsi augmenter leur population.
     
  • Les friches sont situées en milieu urbain ; elles offrent donc une opportunité d'accès gratuit à la nature, oeuvrant ainsi à la justice environnementale.
     
  • Elles contribuent à la réduction d'ilots de chaleur et à l'absorption des eaux pluviales, elles participent ainsi à l'adaptation aux dérèglements climatique.

C'est pourquoi les acteurs du projet plaident pour que des zones riches de nature, non constructibles, soient maintenues en espaces verts, en zones refuges voire en réserves naturelles ouvertes à la population.

En effet, ces territoires inexplorés devront être intégrés dans le Règlement européen de restauration de la nature car ce sont des habitats d'espèces protégées, dans des écosystèmes urbains, qui accueillent des pollinisateurs et dont il est crucial d'améliorer la connaissance.

  • En bref

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